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Biodiversité et crise du vivant


LA CRISE DE LA BIODIVERSITE FRAGILISE ENCORE DAVANTAGE LA PLANETE

Dans cet article : quelques extraits de sites et citations de scientifiques de renommée internationale pour faire le point sur l’état du monde vivant.



-  « Dramatiser n’exige aucune exagération. Les faits nus ont un pouvoir dramatique suffisant. »
-  « Une nouvelle extinction massive se prépare. Elle ne viendra pas d’un cataclysme naturel, comme les précédentes, mais de l’action d’une espèce particulière : Homo sapiens. La moitié des plantes et des animaux sont menacés d’extinction avant la fin du siècle. »

Source : magazine « La Recherche », hors série n°333 Juil./Août 2000, citation de Edward O. Wilson (biologiste célèbre, notamment pour avoir fait connaître le concept de Biodiversité).

- BREF HISTORIQUE INSTITUTIONNEL DE LA BIODIVERSITE, SCIENCE ET GOUVERNANCE La Biodiversité est la variété des formes de vie existant sur Terre et englobe la diversité génétique, la diversité des espèces et la diversité des écosystèmes. La biodiversité d’aujourd’hui est le fruit de milliards d’années d’évolution, formée par les processus naturels et subissant, de plus en plus, l’influence de l’Homme. A ce jour, près de deux millions d’espèces ont été identifiées. De nombreux scientifiques pensent qu’il existe près de 13 millions d’espèces sur Terre, mais d’autres estimations situent leur nombre entre 3 et 100 millions. La Biodiversité fournit un grand nombre des biens et services qui soutiennent la vie humaine, notamment : la fourniture des aliments, les combustibles et les matériaux de construction ; la purification de l’air et de l’eau ; la stabilisation et la modération du climat de la planète ; la modération des inondations, des sécheresses, des températures extrêmes et des forces éoliennes ; la génération et le renouvellement de la fertilité des sols ; le maintien des ressources génétiques qui contribuent à la variété des cultures et à la sélection des animaux, des médicaments, et d’autres produits ; et des avantages culturels, récréatifs et esthétiques. Au cours des quelques centaines d’années écoulées, la biodiversité a été confrontée à de grands défis, dont, une demande grandissante exercée sur les ressources biologiques, due à la croissance démographique et à l’augmentation de la consommation. Cette exploitation accrue des ressources biologiques a abouti à une érosion des espèces à un rythme estimé actuellement, 100 fois plus rapide que celui de l’érosion naturelle, de l’ère qui a précédé celle de l’intervention importante de l’être humain. La reconnaissance de ce problème n’est sûrement pas un fait nouveau, et les scientifiques et les décideurs politiques ont travaillé à l’élaboration des mécanismes nécessaires à la documentation, à la préservation et à l’utilisation durable de la biodiversité. Ci-après, un bref historique institutionnel international des efforts fournis pour la protection de la biodiversité, qui présente le contexte de la focalisation de la Conférence de Paris sur le thème Biodiversité : science et gouvernance.
- LA CNUEH ET LE PNUE : La Conférence des Nations Unies sur l’Environnement Humain (CNUEH, 5-16 juin 1972, Stockholm, Suède) a mené à l’adoption d’un certain nombre d’accords régionaux et internationaux, notamment, la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Menacées d’Extinction (CITES). La CNUEH a également décidé d’établir le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), qui a été codifié par la résolution 2997 (XXVII) de l’Assemblée Générale de l’ONU, en 1972. Le PNUE administre les nombreux instruments internationaux ayant trait à la biodiversité, y compris la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), la CITES, la Convention sur les Espèces Migratrices, et le Programme d’Action Mondiale pour la Protection de l’Environnement Marin contre les Activités Basées sur la Terre Ferme.

Lire la suite sur le site source de l’Institut international du développement durable (International Institute for Sustainable Development)

- JUILLET 2006 / UN APPEL EN FAVEUR DE LA CREATION D’UNE STRUCTURE MONDIALE

La Terre est "au seuil d’une crise majeure", préviennent plusieurs spécialistes de la biodiversité, qui exhortent les scientifiques à parler d’une même voix pour orienter les politiques mondiales

LE COMMUNIQUE DE LA REVUE "NATURE" : Texte original sur le site de la revue nature

- La Terre est "au seuil d’une crise majeure". C’est en ces termes que dix-neuf scientifiques appartenant à treize pays lancent un appel à la communauté scientifique mondiale, en l’exhortant à parler d’une même voix pour orienter les politiques mondiales de la biodiversité. Publiée le 20 juillet 2006 dans la revue britannique Nature, leur déclaration exige que soit "comblé de toute urgence le fossé entre les sciences de la biodiversité et les politiques". Car, soulignent les auteurs de cet appel, "la quasi-totalité des domaines concernés est en forte régression et de nombreuses populations ou espèces risquent de disparaître au cours du siècle. Malgré cette évidence, la biodiversité reste largement sous-évaluée et insuffisamment prise en compte par les politiques publiques comme par les entreprises". Selon les signataires, l’érosion de la biodiversité est irréversible et représente une importante menace pour le développement durable et la qualité de vie des générations futures. La plupart des scientifiques pensent que le taux actuel de disparition d’espèces est plus élevé qu’il n’a jamais été dans les temps passés. Et de rappeler que près de 12% des espèces d’oiseaux, 23% des mammifères, 25% des conifères et 32% des amphibiens sont actuellement menacés de disparition. Sans compter que, soulignent les auteurs, "à lui seul, le climat pourrait augmenter de 15% à 37% les chiffres de l’extinction prématurée des espèces vivantes au cours des cinquante prochaines années". En 2006, L’Union mondiale pour la nature (IUCN) recensait plus de 16’000 espèces menacées d’extinction. Un amphibien sur trois et un quart des espèces de conifères du monde, un oiseau sur huit et un mammifère sur quatre sont en péril. Pour beaucoup de scientifiques, les activités humaines sont en grande partie responsables de cette situation : chasse à outrance, destruction des écosystèmes, urbanisation, sont principalement en cause. Cependant, la prise de conscience du fait que la planète est en train de vivre sa sixième crise d’extinction des espèces vivantes - la cinquième a vu la fin des dinosaures - progresse. "Nous nous trouvons aujourd’hui au seuil d’une crise majeure en termes de diversité biologique", écrivent les signataires qui estiment nécessaire de combler rapidement le fossé entre science et politique en mettant en place une commission internationale d’experts de la biodiversité, qui fonctionnerait sur le même principe que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) mis en place en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Parmi les signataires figurent notamment l’ancien directeur du GIEC, Robert Watson, actuellement conseiller scientifique au département de l’environnement de la Banque mondiale, et des spécialistes de la biodiversité, notamment les Français Michel Loreau, de l’université McGill au Canada, et Robert Barbault, directeur du département d’écologie et gestion de la biodiversité au Muséum National d’Histoire Naturelle.

…Lire la suite sur le site source de l’Association internet pour la promotion des droits de l’homme

Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter les nombreux sites traitant de Biodiversité dans la sous rubrique "liens utiles"


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