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Compostage ménager


Compostez les déchets organiques...
- Le compostage domestique, très simple à réaliser pour ceux qui possèdent un jardin ou un balcon, représente un enjeu important dans la réduction des déchets et crucial dans la préservation de notre terre nourricière. C’est une étape fondamentale pour une bonne pratique de l’éco-jardinage. Il permet en plus de réaliser des économies intéressantes.

D’un aspect comparable à du terreau, le compost provient de la transformation de déchets organiques, par le biais de bactéries, champignons et de toute une microfaune (vers de fumier, vers de terre, acariens, collemboles, …).

Outre le fait que cette pratique permet de réduire d’environ un tiers le volume de nos poubelles, on peut presque dire qu’elle revient à fabriquer la "meilleure des terre".

Appelé aussi engrais naturel ou engrais organique, le compost présente en effet un triple avantage :
- grâce à l’humus, il améliore généralement la porosité ou structure du sol (allège les sols lourds et amène une consistance aux sols légers),
- riche en divers oligoéléments et sels minéraux (tels les nitrates, phosphates, …), moyennant parfois quelques ajouts biologiques (1), il fertilise très efficacement notre sol,
- Et comme un bon compost libère ces éléments nutritifs au fur et à mesure que la matière se dégrade et se recompose par le biais de la chaîne alimentaire (2), si on respecte les quantités recommandées pour le type de culture, son épandage n’entraîne pas la pollution de la nappe phréatique contrairement à certains autres engrais.

(1) ortie, consoude, ..., poudre d’os, de plumes, ... (2) Faire son compost revient ni plus ni moins à optimiser le processus naturel de dégradation de la matière afin d’obtenir une terre riche en humus.
- Pour passer de divers déchets organiques à cette terre humifère, notre mélange doit ainsi subir toute une série de transformations. Il nous paraît donc important de rappeler le rôle fondamental des êtres vivants (quantité et diversité) présents le long de cette chaîne alimentaire et qui vont, dans une certaine mesure, conditionner la réussite du compostage et le type de compost que l’on va obtenir.

Bon nombre de déchets organiques peuvent ainsi être valorisés par compostage :
- les déchets de cuisine (épluchures et fanes de fruits et légumes, coquilles pilées d’oeufs, marc de café, sachets de thé, restes de repas,…),
- les déchets de jardin (tontes de gazon, feuilles mortes, fleurs et plantes fanées, « mauvaises » herbes non montées en graine, tailles de haies, branchages et écorces d’arbres non résineux, …),
- les déchets de maison (cendres, caissettes, sciure et copeaux de bois non traités, plantes d’intérieur, …).

Mais pour des raisons pratiques, comme nous recherchons un type de mélange qui permet de les dégrader le plus efficacement possible, nous distinguerons plutôt des catégories qui tiennent compte de leur véritable nature sur le plan physique ou chimique :
- déchets verts (riches en azote) ou déchets bruns (riches en carbone)
- déchets secs ou humides
- déchets fins ou grossiers

Il suffit alors de mélanger, dans un bac à compost ou en réalisant un tas, toutes ces catégories d’ingrédients en respectant un certain équilibre et de veiller à régulièrement aérer et surveiller ce mélange car le compostage repose sur une fermentation aérobie, c’est-à-dire avec oxygène.

Selon le type de matériaux qui ont servi de base au mélange (nature des végétaux, ...), et le type de compost que l’on souhaite récolter, il faudra compter en moyenne entre deux mois et un an avant de pouvoir l’utiliser.

A voir également, le site du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire et le site de l’ADEME.


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